A la recherche de vieux livre je suis tombé sur celui ci:
Lexique du Gascon parlé dans le Bazadais, 1879, écrit par B.VIGNEAU, J.BOISGONTIER, JP MARQUETTE, Les Amis du BAZADAIS. Apparemment ré éditer dans les Cahiers du Bazadais en 1982


Achille Luchaire (1846-1906 Paris) historien médiéviste et philologue français) dans son études sur les langues Basques et Gasconnes, distinguait le Gascon du Languedocien par des caractères spécifiques. Du Gascon, il distingue six dialectes, à savoir: le Béarnais, le Landais, le Bigourdan, l'Armagnac, le Commingeois, et le Girondin. (Luchaire id pyr pp 251-3 et l'ouvre de Pey de Garros, poète gascon du XVIe siècles Par André Berry, Philippe Gardy, Guy Latry46-1908)

Dans le Magazine Gironde numéro 84, de juillet Août 2009, un article parle Sophie Von LAROCHE, une Allemande de passage à Labrède en 1785 qui parle d'un œil extérieur de sa vision sur les "Locaux" à savoir les Gascons. Lorsqu'elle nomme les langues dans lesquels ils s'expriment, elle cite: "en Gascon, et en Bon Français".
L'auteur de l'article fini par: "avis à tous les Gascons: leur charme est incomparable!" suite à une anecdote sur la construction du grand théâtre.

Pourquoi parler de "langue d'oc" au singulier et nommer les gens du sud par "beaucoup d'occitans" alors qu'avant le passage du provençal Fréderic Mistral (1830-1914, écrivain et un lexicographe français de langue provençale), les écrits (histoire, études, etc...) atteste de spécificités locales clairement nommées et identifiées tant géographiquement que linguistiquement que se soit par les locaux, les "François", mais aussi les étrangers comme Sophie Von Laroche, et bien d'autres (Espagne, Angleterre, Norvège...).

 

Mais je Gasconne...

ô moun païs qué parlan de tu ! cliquez ici

Notre pays la France, à une langue "unitaire" et officiel, le français. Toutes les autres idiomes parlaient sur le territoire français sont des langues dites régionales. Aujourd'hui, la France découpée en département, bénéficie d'une culture "touristique" que chaque département mets en avant. Chaqu'un de des départements à ses propres particularités. Le Girondin avec les palombières, ses vins, son bassin d'Arcachon..., le landais, ça grande foret landaise, ses anciens bergers échassiers, les Gemmeurs, ..., les pyrénéens avec ses bergers et transhumances,... (etc…); Tous cela avec des accents, d'anciens costumes traditionnel, d'anciens métiers, que l'on peut nommer sous le nom de "Patrimoine".

Dans un vielle ouvrage intitulé: « Description de la France et de ses provinces… » par P. Duval d’Abbeville, géographe ordinaire du Roy,1658 (BNF), à la table des provinces, sont nommés: Angoumois, Anjou, Béarn, Beauce, Berri, Bourbonnois, Bourgogne, Bresse, Bretagne, Champagne, Cevennes, Dauphiné, Gascogne, Guienne, Ile de France, Languedoc, Limousin, Lyonnois.
Il s'agit d'un livre de "géographie" décrivant les différentes provinces, villes, duchés etc...
extrait page 165: (...) La Gascogne correspond à la Novempopulanie, ou aquitaine des anciens
extrait page 166: (...) La Gascogne à eu ses Ducs particuliers, et l'aquitaine à eu pendant quelques temps titre de Royaume.


Pour l'ouvrage voir aussi ce lien de Stéphane Blond, agrégé d’histoire et attaché d’enseignement et de recherche à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Au delà de "l'idéologie linguistique", la consultations d'ouvrages d'histoire et de géographie, pour ce qui concerne la région du sud ouest, fait mention, de Gascogne, de Guyenne, du Béarn. Le découpage régional a fait disparaître ces noms, et la langue unique officiel à fait diminué la pratique des langues régionales.

 A ce jour il semble qu'aucun document officiel ou historique n'est défini une région dite "occitane", le nom de langue "occitan" hormis dans quelques traduction/ interprétation en latin, ne semble être utilisé qu'après la fin du 19é siècles par les poètes du Félibrige dont Fréderic Mistral (1830-1914 Maillane Bouches du Rhône) un provençal.

Que penser dans le Sud-ouest, de l'occitan, qui se veut l'Unité des langues d'Oc, qui n'apparaît pas dans les ouvrages d'histoires et  géographies, et qui est originaire du sud est?

Au-delà des langues régionales n’est ce pas aussi notre patrimoine touristique qui est menacé ?

 

Mais je gasconne…

Le "peuple GASCON" se meurt, peu de gens savent qui ils sont, quel est leur histoire et quel est leur langue; beaucoup on oublié leur histoire qui à marqué l'histoire Romaine, Anglaise et Francaise. La commission européenne sur les langues minoritaire ne la nomme même pas: http://ec.europa.eu/


à voir le site sur la langue Bretonne : http://ouiaubreton.com/spip.php?article5061

Toutes les heures, un locuteur breton disparait.
Ce 1er juillet 2009 à 12 h,
195 516 personnes
parlent encore breton en Bretagne. Combien seront-ils dans vingt ans ?



laisserons nous disparaitre le Gascon, le limousin, l'auvergnat, le picard au meme titre que d'autre peuple minoritaire a travers le monde?

Mesdames et messieurs les élus qui defendaient les languesrégionales de notre territoire francais, ne laissaient pas notre patrimoine linguistique et historique disparaitre. La Gascogne, sa culture, son histoire Anglo-francaise, sa langue, sont entre vos mains...

petit rappel du rapport de Bernard Cerquiglini, directeur de l'institut national de la langue francaise (cnrs) (cliquez sur le lien)

extrait: (...)Cette disjonction entre le français "langue nationale standard" et les franc-comtois, wallon, picard, etc. tenus à bon droit comme langues régionales, est à opposer à la situation que montre l'occitan. Celle-ci pourrait être qualifiée de conjonction, l'occitan étant la somme de ses variétés. L'unité linguistique est en effet fort nette, même si une diversité interne est perceptible. Cinq grands ensembles au moins sont repérables : gascon, languedocien, provençal, auvergnat-limousin et alpin-dauphinois. Des subdivisions plus fines sont possibles (vivaro-alpin ? nissard ?) ; elles relèvent toutefois moins de la linguistique que de la géographie, voire de la politique. (...)

Il est important l'occitan nommé comme tel ("Langues d'Oc porterait moins à confusion) , ne finisse pas par effacer les differences de culture et d'idiome. Malheuresment en parlant avec un certain nombre de personne, je m'appercois que le mal est en partie fait.
CULTURE ET MUSIQUES POPULAIRES EN GASCOGNE

Eric Roulet, Nathalie Roulet-Casaucau Editions PyréMonde
Livre d’ethnomusicologie qui fait l’effort de s’adresser à un large public sans transiger sur le contenu.
Définitions, histoire du collectage, origines, évolutions et métissages des musiques populaires ... Tout en restant centré sur la culture gasconne, l’ouvrage reste généraliste et embrasse en quelques 150 pages les contours des roblématiques que l’on retrouve dans le domaine des cultures populaires européennes (« Vivre les traditions populaires », « La musique, un outil de la vie sociale » « La langue orale »).
à lire:

Les cadets de Gascogne (édition Sud Ouest)
Etude du fait et du faire Gascons, leurs passions, leurs histoires.

Véronique LARCADE, maitre de conférences d'histoire moderne à l'univertsité Michel de Montaigne, Bordeaux III.
spécailiste de la gentilhommerie du sud ouest du XVIé et debut XVIIé siècle.

"Pour le meilleur, être Gascon, explique Montaigne, consiste en une certaine rudesse et une absence d'apprêt, garanties d'authenticité et de franc-parler". (il se revendiquait GASCON, et parlait GASCON).
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