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Vendredi 26 juin 2009
BÈTH CÈU DE PAU (en Béarnais)
Bèth cèu de Pau, quan te tournarèy béde ?
Qu'èy tant soufert despuch qui t'èy quitat.
Si-m cau mouri chens de-t tournà rebédé,
Adiu, bèth cèu, t'aurey plâ regretat.
Qu'auri boulut, Bearn canta ta gloère,
Mes ne pouch pas, car que souy trop malau...
Moun Diu, mon Diu! Dechat-me bécle encoère
Lou cèu de Pau, lou cèu de Pau (bis)

Yé, qu'èri soul, dans ma triste crampète
A respirà fou perfurn dou printemps
Quan, tout d'u cop, ue praube iroungléte,
Pousse u gran crit, e puch, en même tems,
U esparbè cour sus la berouyine ;
Çay, çay l'aci, jou ne-t herey pas mau
Rentre dehens, que parleram praubine
Dou cèu de Pau, Dou cèu de Pau (bis)

Qu'as-tu pensat, la mie praube amigue
De biadjà soule, chens nad secours ?
Repause-t drin, de courre que fatigue
Aci n'as pas à cragne fous autours.
Perqué tremblà ? Bèn ! n'es pas presounère,
Que pods parti, si n'èy pas ço qui-t cau...
Reprén toun bol ! Bèn boultija leujère
Au cèu de Pau, au cèu de Pau (bis)

Mes, que t'en bas, beroje messadjère...
Adiu, adiu ! Chens tu , que-m bau, moud...
Car lou Boun Diu enta d'eth que m'apère,
Douma, belhèu, nou serey mey aci.
Pusque t'en bas, bèn-t-en ta la mountagne,
Bèn ha toun nid debat nouste.pourtau...
Qu'auras de tout, ta tu e ta coumpagne
Au cèu de Pau, au cèu de Pau (bis)


Proverbe Gascon
La vertat qu'ei com la garbura, si la vòs bona e sabrosa, que la cau saber adobar 
(la bértat qu'éy coum la garburo, si la bos bouno et sabrouso, qué la caw sabé adouba)


Par Paul CAZALET LAVIGNE - Publié dans : Gascogne
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Mercredi 24 juin 2009

Je viens de découvrir un extrait  d'une intervention fait par les professeurs R.Escarpit, P.BEC, M.ROUCHE et C.COULON (CNRS et professeur science politique) lors des journées de cultures gasconne organisé par l'association "A noste qu'èm" à La Teste-de-Buch en 1983:(...) le Gascon n'est pas un dialecte de l'occitan mais une langue à part entière.
Il est bon de voir que localement la culture Gasconne n'est pas morte. Les discours récents du gouvernement au sujet des langues régionales sont plutôt bon pour les 79 dialectes du patrimoine linguistique français (Gascon compris).

Lorsque je me suis plongé dans l'oeuvre de Pierre de MARCA (1594-1662) intitulée Histoire de BEARN (re-impression 2000), je n'imaginais pas que ses recherches étaient au delà du "territoire Béarnais" puisque même à l'étranger. Il a été le précurseur dans ce type de recherche, s'appuyant sur les écrits et fait locaux, mais aussi leur perception par les "étrangers" du Béarn. J'ai découvert et lu alors plus que l'histoire du Béarn, j’entends par la, d’une part l'histoire de la Gascogne, et de l’autre l'histoire des Francs.
Le titre original du livre est: Histoire de BEARN, contenant l'origine des rois de Navarre, des ducs de Gascogne, Marquis de Gothie, Princes de Béarn, Comtes de Carcassonne, de Foix et de Bigorre; Avec diverses observations géographiques, historiques, concernant principalement les dits pays; par Mr Pierre de MARCA, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé et président de la cour du parlement de Navarre.

Les bases de recherches les plus vrais possibles, ne peuvent pas s'appuyer que sur des idées seulement linguistique  ou artistiques (autrefois poétique). Je pense que des recoupements de différents écrits sur des sujets linguistique,s mais aussi et surtout, historiques, géographiques, les métiers et les voies de circulations des différentes époques, les études archéologique, le numismatisme, font un ensemble d'information permettant d'avoir une vision objective. (à noter que l'histoire des terres du sud ouest est Francaise et Anglaise)

Pas plus tard qu'hier soir je suis tombé sur un blog d'un professeur de géographie, donnant des cours d'histoire et "d'occitan". Jusque la rien d'extraordinaire, sauf lorsque j'ai lu un de ces écrits sur l'histoire occitane. Il s'agit dans bien des cas de l'histoire du Béarn, voir de la Gascogne, ou les noms des régions ont tout simplement été remplacé par "Occitan". Cela fait un  curieux niveau culturel pour l’histoire régionale.
Comment peut on ignorer les travaux des historiens, géographes, des documents officiels et historiques? C’est d'autant plus grave que l'enseignant, donne manifestement, des informations erronées a nos futures générations.

Peut on ignorer l'évolution de la Novempopulanie des Romains, à la Vasconia des 5/6 éme siècles (Les gascons, aristocratie régionale aux temps des mérovingien, R Mussot-Goulard), suivis de la Gascogne, jusqu'aux Aquitains d'aujourd'hui?

 

Nos élus auront raisons de s’appuyer sur l’histoire, mais aussi les décisions officielles des précédents gouvernements qui ont déja planché sur le sujet.

Par Paul CAZALET LAVIGNE - Publié dans : Gascogne
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Lundi 22 juin 2009
Nos élus s'engagent dans la sauvegarde de nos langues régionales, nos patois:

Les Langues régionales sur le site de Martine FAURE
Présidente du groupe d'études sur les langues régionales:

http://www.martinefaure.fr/index.php?category/Langues-Regionales

Message posté sur son Blog:
Merci de vous engager pour la sauvegarde de nos langues régionales, patrimoines linguistiques de nos régions. La culture et la transmission de nos patois se meurt chaque fois que nos anciens disparaissent. La  sauvegarde de ces idiomes est importante pour la connaissance de nos futures générations.
Pourquoi le choix d'une écriture en langue d'OC de forme languedocienne et non gasconne (en gironde)?
Bravo et bonne continuation dans ce projet.

le 1er juillet 2009 publié mais pas de réponse

Les politiques de sauvegarde et de valorisation de ces langues visent à promouvoir le plurilinguisme sur le site du conseil régional d'Aquitaine:

http://aquitaine.fr/politiques-regionales/culture/langues-et-cultures-regionales.html#forum346

Paul a écrit le 23 juin - Langues et cultures régionales

Le Conseil Régional étudie les langues régionales et souhaite la sauvegarde de ce patrimoine linguistique et culturel. On ne peut que se féliciter de la démarche.

René Nelli (1906-1982), un des fondateurs de l’institut d’étude Occitane en 1945 dénonçait un certain nombre d’erreur au sein du mouvement Occitan, notamment sur les considérations du Gascon dans l’ensemble des parlers d’Oc (entre autres).

Néanmoins parlant d’occitan (dont la base graphique et linguistique tend à être "languedocien" pour ne pas dire toulousaine) quel est la position du conseil régional sur la Gascogne, le Béarn, leurs langues et spécificités ? Il est important de conserver l’ensemble des langues d’oc.

 

le 1er juillet 2009 publié mais pas de réponse


Par Paul CAZALET LAVIGNE - Publié dans : Gascogne
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Lundi 22 juin 2009

Les Sud ouest Médiéval c’est entre autre:
- les terres des Rois d'Anglettere
- les Cadets de Gascogne,
- Le Prince Noir (Edward Plantagenet, dit Édouard de Woodstock Brackembury 1330, Woodstock-1376, Westminster),  prince de Galles, comte de Chester, duc de Cornouailles et prince d'Aquitaine
- le développement du commerce des vins de Bordeaux vers l'Angleterre, la Hollande etc...
- Les Gouvernements de "Guyenne et Gascogne"
- Les seigneurs de Gascogne et leurs châteaux : Rauzan, Langoiran, Benauge, Villandraux, Roquetaillade, Cazeneuve, La trave, La travette etc...     (Voir les travaux de Leo DROUIN, dessin et écriture sur la région)
- Les combats terrestres (bataille de Castillons ) mais aussi marin (voir les Tilholes Gasconnes qui ont été envoyées pour débloquer le port de LA ROCHELLE)

- Les nombreuses troupes de soldats Gascons
- La protection des possessions anglo-gasconnes contre les Français

(à noter que les seigneuries de Rauzan, Langoiran et Benauge font parties des dernieres à résister aux conquètes des francais pour prendre la Gascogne lors de la guerre de 100ans)

Lorsque l'on s'intéresse à l'histoire de la région du Sud ouest entre Océan et Garonne, de la pointe du Verdon aux pyrénées, autrement dit la GASCOGNE, on découvre un Pays fascinant, une histoire captivante, des gens et une langue.
Les recherches sociolinguistiques et historiques permettent de mieux comprendre et cerner la Gascogne et son évolution.

La GASCOGNE existe encore, Les soldats Gascons réputés pour leur combativité ne se battent plus de nos jours l'épées à la main, aujourd'hui il s'agit de défendre leur pays, leur culture, leur langue, de l'oubli, contre la désinformation et surtout l'unification souhaitée par certains.
Pas plus tard que ce week-end j'ai eu l'occasion de faire deux rencontres un peu particulières dont j'ai été honoré à plusieurs titres. On ne peut que respecter 30 ans dédié à la cause Gasconne, aux langues d'OC. J'ai bien senti un travail minutieux de collecte, de recherche, de soif de connaître et de comprendre, de transmission d'un langage et d'une histoire vrais. Notre conversation a été courte, trop courte dans ce genre de moment, mais je tiens à les remercier pour ces deux contacts, sur Internet et au téléphone. J'admire le dévouement aux causes justes, et c'elle là en est une. Il est important de ne pas transmettre à nos enfants et petit enfants l'histoire de notre région tronquée, modifiée, modelée a des fins d'unité et de reconnaissance de causes éloignées géographiquement et patrimonialement de notre Gascogne.


adichat,
Par Paul CAZALET LAVIGNE - Publié dans : Gascogne
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Jeudi 18 juin 2009

Je devais avoir moins de 8 ans, lorsque ma grand mère paternelle, originaire d'Anglet, m’accueillit pour quelques jours à la maison de PAU. A peine arrivé sur le pas de la porte en haut de l'escalier, elle me toisa, sourit et me lança: "Ha ben toi, tu ne peux pas renier tes origines Gasconnes"
Je n'avais à l'époque aucune idée de ce que
cela pouvait dire et représenter; ni que cela provoquerait chez moi une quête pour comprendre et connaître le "Pays" de mes origines.

Un autre des éléments qui ont fait démarrer ma quête, est certainement le fait d'entendre parler d' Occitanie, d'Occitan, de voir sur les panneaux de la commune qui ma vue grandir, à savoir
Créon, de petits autocollants "Occitania". Mais l'occitan, comme aurait dit nos ancêtres: qu'es a quo? à ce jour je n'ai pas encore trouvé de carte dressée officiellement avec la mention Occitan, Occitanie ou autre.

Lorsque enfin j'amorçais mes premières recherches, j'ai commencé avec le livre d' Edouard BOURCIEZ (1854-1946), "La langue Gasconne" (ed. princi néguer éditor).
E.BOURCIEZ née à Niort en 1854 succéda à Achille Luchaire (1846-1908), Titulaire de la chaire de langue et littérature
romane de la faculté de lettres de Bordeaux, Initiateur des études Gasconnes.
On lui doit notamment la "
Parabole de l'enfant prodigue" 1807, recueil des idiomes de la région Gasconne, conservé à l'université de Bordeaux. voir lexilogos (à noter que l'etude nationale ne mentione pas l'Occitan)
Dans ce livre dont la
première édition date  de 1910, il est clairement noté que le "Gascon" et le "Provençal" (ancien nom de "l'occitan" d'aujourd'hui) ont suffisamment de différence pour les considérer comme des langues bien distinctes.

L' un des plus ancien texte gascon que j'ai pu
identifier, est "la charte de Montsaunès" de 1179.

Encore beaucoup de lecture, de recherche m’attendent, mais la culture Gasconne ne doit pas disparaître au
profit de mouvements unifiés ou unificateurs. Il s'agit justement de l'unification derrière le Français qui à fait sombrer nos langues et cultures régionales. L'usage de la graphie occitane pour le gascon a coupé le peuple de sa culture littéraire écrite connue de lui jusqu’à ce jour.
Beaucoup d'embûches se sont
dressées contre nos langues régionales, et notamment l'abbé Grégoire (1750-1831), qui est l'auteur du rapport du 16 prairial de l'an II, "Sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française"

(...) Nous n’avons plus de provinces, & nous avons encore environ trente patois qui en Rappellent les noms. Peut-être n’est-il pas inutile d’en faire l’énumération: Le bas breton, le normand, le picard, le rouchi ou wallon, le flamand, le champenois, le messin, le lorrain, le franc-comtois, le bourguignon, le bressan, le lyonnais, le dauphinois, l’auvergnat,, le poitevin, le limousin, le picard, le provençal, le languedocien, le velayen, le catalan, le béarnais, le basque, le rouergat & le gascon ; ce dernier seul est parlé sur une surface de 60 lieues en tout sens.(...) (à noter que l'Occitan n'est pas inventorié par les autorités à cette époque)

A noter à propos d'officiel qu'un décret du Président Sadi CARNOT de 1894 autorisé l'usage, pour le télégraphe:"les langues autorisées pour la correspondance internationale ainsi que le basques, le breton, le gascon et le provençal"
(toujours pas de trace d'Occitan, mais de provençal)

Un bon exemple sur la nécessite de conservation de nos langues régionales par rapport à une langue unifiée est la traduction de la déclaration des droits de l'homme sur lexilogos (lien ici) et d'afficher à la fois du gascon et de l'occitan.
Je vous laisse le soin de comparer les textes, et de noter les similitudes et différences.

Avec cet exemple concret de graphie, le fait de prétendre que la Gascogne parle Occitan, c'est tout simplement tuer ses propres spécificités. Les langues d'Oc sont plurielles.

Ne laissons pas disparaître notre Patrimoine, il nous appartient.


Par Paul CAZALET LAVIGNE - Publié dans : Gascogne
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